Marie-Odile Hecht

Dirigeante

, Cosmoya

Pourquoi fabriquer des cosmétiques naturels ? 

Marie-Odile Hecht dirige Cosmoya, un laboratoire de formulation cosmétique sur mesure à Bordeaux. 

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« On est la science derrière tous les produits qu’on voit dans les magasins”, explique Marie-Odile Hecht. “Je n’ai pas de marque, mais je vais travailler pour les marques. Parce qu’elles sont très nombreuses à ne pas avoir de laboratoire et vont passer par des structures telles que la mienne, qui vont créer les produits qu’elles vont vendre demain. On parle de marque blanche”. 

Cosmoya va mettre au point des produits cosmétiques, de soin, d’institut, toujours à forte naturalité et c’est un peu la spécificité du laboratoire, lequel va partir du besoin, du projet d’un client et travailler ensuite à partir de ces demandes. 

Il y a 20 ans, 25 ans, quand j’ai commencé à formuler, autant dire que l’offre pour ce qui était ingrédients naturels n’était pas vraiment là. On travaillait avec de la vaseline, des parabènes, des micro plastiques. On ne se questionnait pas trop« , se remémore Marie-Odile Hecht. 

« Ce qui est chouette, c’est que maintenant, il y a vraiment cette conscience. Les gens se posent des questions sur ce qu’ils se mettent sur la peau. Au niveau réglementaire, il y a tout un tas de choses qui ont été interdites, et c’est très bien aussi”. 

Mais alors, comment fait-on aujourd’hui pour répondre aux enjeux environnementaux quand on fait de la cosmétique ? Il s’agit d’utiliser des matières les plus naturelles possibles, de proscrire le silicone par exemple. Pour les produits solaires, il faut aborder les choses différemment puisqu’en soi, ils contiennent des filtres solaires. Donc là, Marie-Odile et son équipe ne pourront pas y déroger, mais en réduisant au maximum leur présence.

Un engagement qui ne s’arrête pas aux portes du laboratoire. « Au début, je ne voyais pas bien l’impact. Je me disais « je vends une recette, après les gens en font ce qu’ils veulent ». Sauf qu’en fait, quand un client était habitué à faire des formules en silicone, et qu’on a réussi à le convertir aux formules naturelles en lui montrant que sensoriellement, c’est hyper cool et que pour autant ça ne va pas lui coûter quatre fois plus cher, et qu’après il va produire 300 000, 500 000 unités, on imagine l’impact que ça a au niveau de la pollution finale« , conclut Marie-Odile Hecht. 

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