Charles Kloboukoff

Président Fondateur

, Compagnie Léa Nature

Pourquoi vouloir être une entreprise modèle ? 

Charles Kloboukoff est le président fondateur de la Compagnie Léa Nature, une entreprise spécialisée dans la production et la distribution de produits bio dans les domaines de l’alimentation et de l’hygiène beauté.

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Le premier axe stratégique de Compagnie Léa Nature, c’est le rapport entre la nature et la santé. “J’ai grandi dans une famille empreinte de médecine douce et très soucieuse des interactions entre l’environnement et la santé, avec la visée de renforcer l’immunité plutôt qu’à compenser par l’allopathie et donc je me suis tourné assez naturellement vers le développement de compléments alimentaires naturels, vers l’alimentation saine et vers les produits d’hygiène beauté dénués de toutes substances chimiques controversées”, raconte Charles Kloboukoff. 

Ensuite, Compagnie Léa Nature, c’est la volonté de produire localement. 95 % des cosmétiques sont fabriqués par l’entreprise ainsi que les trois quarts des produits alimentaires, dans 25 sites de production en France. 

Pour Charles Kloboukoff est venue ensuite s’ajouter l’idée que l’entreprise devait servir un certain nombre de causes sociétales et environnementales. La création de la Fondation actionnaire F.I.C.U.S. (Fonds de soutien aux Initiatives Citoyennes Utopiques et Solidaires) il y a plus de quinze ans désormais, a permis d’initier des campagnes de sensibilisation auprès de l’opinion publique sur l’impact des pesticides, des perturbateurs endocriniens et sur les voies alternatives à l’utilisation de ces produits, mais également de soutenir un certain nombre de causes et de projets pour protéger la nature, mener des actions de pédagogie et, le plus souvent possible, dans les territoires. 

Il paraît alors évident à Charles Kloboukoff que l’entreprise elle-même devait être détenue par une fondation pour pouvoir continuer sa contribution sociétale et environnementale « et ne pas tomber dans le principe que l’entreprise doit absolument produire le maximum de richesses pour nourrir des actionnaires, mais qu’elle s’inscrit sur un terme plus long. Même si elle garde une contribution économique, si elle investit, crée des emplois, des biens et des services, elle doit aussi s’inscrire dans un développement durable, une maîtrise de son impact climat, de son bilan carbone, des cycle de vie de ses emballages, avoir l’impact le plus neutre possible sur notre planète« . 

La Compagnie Léa Nature s’est par ailleurs dotée d’un pacte d’engagement, de manière à pouvoir maîtriser son activité économique dans le cadre d’une politique sociale et environnementale. « Et pas juste d’ajouter un vernis RSE une fois qu’elle a produit ses activités. Ce pacte d’engagement est inscrit dans nos statuts. Il va bien au-delà de ce qu’on appelle « l’entreprise à mission ». C’est encore plus contraignant« , précise Charles Kloboukoff. 

Le but étant d’ainsi soutenir les ONG qui œuvrent dans ce domaine, puisque Compagnie Léa Nature est, à travers 1% for the Planet, un fonds de dotation qui fédère un peu plus de 1 000 entreprises en France et dont elle est le principal donateur, en distribuant 2 millions et demi d’euros chaque année à des organisation environnementales. 

« Mais notre impact à nous, c’est plutôt d’être amplificateur pour créer un effet d’onde de choc et qu’on révèle un peu auprès du grand public des sujets ou des controverses qui méritent d’être portés dans un débat de plus grande ampleur« , précise Charles Kloboukoff. 

« À travers le modèle qu’essaie de proposer Léa Nature, nous essayons de démontrer que l’entreprise peut sortir de sa seule contribution économique et avoir une conscientisation plus forte d’un certain nombre d’enjeux sur la manière de produire des biens, de veiller à l’impact de l’entreprise sur son environnement immédiat et les tissus associatifs locaux, et ainsi susciter d’autres initiatives de la part des entreprises, puisque nous-mêmes nous sommes nourris de pas mal d’initiatives passées« . 

« Ce sont des petites gouttes d’eau mais qui témoignent d’une volonté d’avoir une inflexion sur la trajectoire environnementale de notre entreprise et de devenir un des référents du changement. Quand, en plus, on fait des produits bio, on a cette obligation d’aller bien au-delà de la production des produits, d’avoir un comportement le plus écologique possible sur l’ensemble des activités et des impacts de l’entreprise, essayer d’être un modèle« , conclut Charles Kloboukoff. 

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