Aminata N'Daye Massengo

Fondatrice et Directrice

, So'Parks

Pourquoi faire jouer l’intelligence collective ?

Aminata N’Daye Massengo est éducatrice spécialisée, fondatrice et directrice générale de So’Parks, créé pour aller à la rencontre des familles et les aider à ne pas rester à l’arrêt.

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So’Parks, c’est en référence à Rosa Parks, un personnage qui nous a beaucoup inspiré, qui a changé le monde sans s’en rendre compte. Elle avait juste décidé qu’elle ne voulait pas aller s’asseoir à l’arrière du bus. Et du coup, So’Parks, c’est de dire, si tu veux t’asseoir au milieu, au fond ou devant, c’est OK. L’idée, c’est juste de ne pas rester à l’arrêt”, explique Aminata N’Daye Massengo.

Et So pour Social, c’est-à-dire aller partout où il y a un besoin social, à la rencontre des habitants, des professionnels et ensuite réorienter vers le droit commun quand il existe, en tout cas quand cela répond aux besoins.

Le créneau de So’Parks, c’est favoriser des temps, des lieux, des échanges entre les personnes, proposer des espaces safe, bienveillants, où différentes thématiques vont pouvoir être abordées, selon 4 axes : l’éducation, l’insertion, la citoyenneté et la parentalité.

« Et on va justement faire jouer l’intelligence collective, échanger, on va apporter une expertise quand il y a besoin. Et l’idée, c’est vraiment que les gens puissent se reconnecter et mettre l’humain au centre« , précise Aminata N’Daye Massengo.

So’Parks va viser les particuliers, mais surtout les institutions et les associatifs. Elle va donc leur proposer ses services pour ensuite que ceux-ci mettent à disposition des habitants des espaces, des ateliers, du coaching.

« On travaille aussi beaucoup avec les professionnels sur la posture, sur l’aller vers, sur comment on accueille les familles, mener un travail d’introspection pour mieux comprendre comment accompagner l’autre« , précise Aminata N’Daye Massengo.

« Ce qui est intéressant, c’est que déjà, le premier pas, est de conscientiser. Lors des échanges, lors des ateliers, on a des jeunes qui vont prendre conscience de certaines problématiques qu’ils vont attribuer aux autres à l’extérieur. En discutant, ils se rendent compte que parfois, la problématique vient peut-être d’une posture ou de son rapport à soi. Qu’est-ce qui est à notre portée ? Qu’est-ce qu’on peut changer nous, dans un premier temps ? Et ne pas forcément attendre que le changement arrive de l’autre« .

« Et puis enfin, l’idée c’est aussi de travailler sur cette atmosphère ambiante de défiance, de reproche, pas très bienveillante, et de se dire qu’on peut ne pas partager les mêmes idées, qu’on peut ne pas aspirer aux mêmes choses, mais pour autant on peut communiquer, on peut dialoguer, on peut même s’entendre. Et après, c’est comment on fait émerger des solutions pour que la personne puisse s’en saisir et prendre son chemin, tout simplement, et ne pas rester à l’arrêt« , conclut Aminata N’Daye Massengo.

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