Près d’un jeune sur 2 estime ne pas se sentir suffisamment bien accompagné dans son orientation. Par ailleurs, près de la moitié déclare regretter son orientation et aurait aimé pouvoir choisir une autre voie. Un constat qui a mené à la création du Collectif Orientation, dans l’idée de mieux coopérer entre différents acteurs de l’éducation et de l’orientation, pour mieux accompagner les jeunes, quelque que soit leur situation de départ ou leurs aspirations d’avenir.

Car si les établissements scolaires déclarent que l’orientation est une priorité partagée, quel que soit le territoire ou la nature de la structure, seulement 25 % d’entre eux ont réellement la capacité de mettre l’entièreté des temps prévus en place auprès des élèves, précise le Collectif Orientation.

Ce qui doit nous interroger évidemment plus largement sur comment les soutenir, comment les aider pour faire que ces temps d’orientation soient réellement accessibles ?”, expose Sébastien Gurung.

Alors, la quarantaine de membres du Collectif travaillent dans les établissements scolaires notamment, ou tout autre espace où ils peuvent rencontrer des jeunes et les accompagner, sur la question de l’autocensure ou encore de la découverte des métiers. Il s’agit de créer un réel continuum éducatif, et ainsi casser les murs entre éducation, formation, insertion.

Je crois que l’école de la République est le lieu consacré pour lutter contre les déterminismes et faire que chaque jeune qui passe par notre système scolaire puisse se projeter vers l’avenir avec les mêmes chances et la même motivation, ou en tout cas le même espoir, de trouver sa place”, insiste Sébastien Gurung.

D’autant plus dans un monde qui change plus rapidement que par le passé. “Il est beaucoup plus important aujourd’hui de pouvoir développer les compétences à s’orienter, mais aussi celles du XXIe siècle, qui permettront à chacun d’évoluer, de s’adapter, de rebondir tout au long de sa vie et de trouver l’espace dans lequel il a envie d’évoluer, à chaque moment, plutôt que de choisir un métier, une voie qui potentiellement n’aura pas la même dynamique d’emploi entre le moment où on commencera sa formation et celui où on cherchera à s’insérer”.

Les entreprises sont mises à contribution également, lesquelles jouent un rôle très important dans la question de la découverte des environnements professionnels, mais aussi la compréhension des parcours.

Donc nous pensons que le sujet de l’orientation demande la mobilisation de l’ensemble de la société parce qu’il s’agit d’un enjeu crucial pour chacun, pour chaque jeune, dans son parcours et dans sa propre vie. Mais c’est également un enjeu de société. Nous croyons que quelqu’un qui a choisi son parcours et qui se sent valorisé dans ses compétences sera plus épanoui dans son métier et plus performant dans ses missions”, conclut Sébastien Gurung.