PARTAGE avec les enfants du monde a été créée il y a plus de 50 ans d’une révolte autour du sort des plus jeunes au Vietnam. “De voir que des enfants à l’autre bout du monde puissent être victimes de guerres, de conflits créés par les adultes, a donné une force militante à notre organisation”, raconte Yolaine Guérif. “C’est ce qui nous anime encore 50 ans après, essayer de se battre contre cette injustice que vivent des enfants parce qu’ils sont nés au mauvais endroit au mauvais moment”.

Ainsi, l’ONG intervient dans 17 pays à travers le monde, dont la France, dans une approche holistique des droits de l’enfant. La porte d’entrée étant l’éducation. Mais systématiquement, PARTAGE va également s’attacher aux questions de nutrition, de santé, travailler avec la communauté à son développement économique et socio-économique, aux questions d’inégalités entre les jeunes filles et les jeunes garçons, mais aussi avec des enfants porteurs de handicap, s’intéresser aux conséquences du changement climatique, puisque les pays les plus touchés ne sont pas ceux qui l’ont provoqué.

Notre particularité va être de systématiquement travailler avec des ONG nationales, locales, du pays d’intervention, qui connaissent très bien la législation, qui ont accès aux enfants et surtout qui sont là pour durer. Évidemment, on va apporter une aide directe aux enfants qui vont être touchés, impactés par nos actions, mais on va aussi s’assurer qu’une société civile, locale, nationale soit présentes pour maintenir un lien et renforcer cette société civile qui agit au plus près des enfants”, précise Yolaine Guérif.

Ce sont près de 220 000 enfants accompagnés à travers le monde, dans ces 17 pays, soit à peu plus de 500 écoles. À travers le monde, il y a à peu près 272 millions d’enfants qui ne sont pas scolarisés, d’après l’UNESCO, et un peu plus de 35 millions d’enfants qui souffrent de malnutrition. “Donc dès l’instant où un citoyen, une citoyenne, un État considère que cet état d’inégalité n’est pas acceptable, la solidarité internationale est une manière de contribuer à inverser ces tendances. Ça permet aussi de témoigner, de montrer, d’agir sur ces inégalités. Donc on est très fortement convaincus que, en agissant dans nos programmes de solidarité internationale, on a un impact sur le sens que peut prendre notre monde demain”, conclut Yolaine Guérif.