Né d’un simple dîner réunissant 12 femmes à Bordeaux, le réseau rassemble aujourd’hui plus de 275 professionnelles de la tech autour d’un objectif commun : créer un espace d’entraide, de visibilité et d’action pour faire progresser la mixité dans un secteur encore largement masculin.

Le constat à l’origine du projet est préoccupant : les femmes représentent moins de 25 % des effectifs dans la tech. Un déséquilibre qui commence dès la formation, avec encore trop peu de jeunes filles qui choisissent les filières scientifiques et numériques, et qui se poursuit dans les entreprises. Une femme sur deux quitterait ainsi le secteur après 8 ans de carrière.

Pour Vanessa Portois-Wermter et Caroline Ramade, le problème ne vient pas uniquement du recrutement, mais aussi de la capacité des entreprises à retenir ces talents : manque de légitimité, biais dans les évaluations, difficultés d’accès aux promotions ou aux postes à responsabilité.

No Women No Tech agit donc comme un accélérateur collectif. Le réseau organise régulièrement des rencontres, des conférences et des ateliers permettant aux membres d’échanger entre pairs, de développer leur réseau professionnel et de partager leurs expériences. Développeuses, entrepreneures, salariées, freelances, responsables marketing ou RH, toutes les professions de la tech y sont représentées.

« Les femmes n’ont pas toujours les mêmes réflexes de réseautage que les hommes. Notre rôle est aussi de leur donner les clés pour comprendre ces codes et avancer ensemble, » expliquent-elles.

Face aux nouveaux défis liés à l’intelligence artificielle, l’enjeu devient encore plus stratégique. Les femmes restent aujourd’hui très minoritaires dans ce domaine, alors même que l’IA va transformer de nombreux métiers où elles sont fortement représentées.

À travers des ateliers dédiés à l’IA et à l’innovation, No Women No Tech souhaite ainsi donner aux femmes les moyens de prendre part aux transformations technologiques à venir.

Au-delà d’un réseau professionnel, le mouvement a pour ambition de faire émerger davantage de rôles modèles féminins dans la tech et montrer que les femmes ont toute leur place dans les métiers qui construiront le monde de demain.