NégaWatt poursuit deux activités principales. Tout d’abord, elle fait de la prospective énergétique, donc établit des scénarios de transition énergétique pour la France ou l’Europe. Ensuite, négaWatt fait du plaidoyer, c’est-à-dire qu’elle porte la bonne parole auprès des gouvernements, des parlementaires, des acteurs de la société civile, entreprises ou collectivités, pour pousser des sujets de type rénovation des bâtiments, qui est l’un enjeu majeur de la transition énergétique.
« On produit essentiellement du savoir, des démarches, des approches, et on est assez fiers parce que notre triptyque négaWatt, « sobriété, efficacité, énergies renouvelables », on le retrouve dans énormément de publications de collectivités”, explique Hélène Gassin. “On a beaucoup de témoignages de gens qui nous disent que ça les a aidés à organiser leur travail, à se représenter le chemin. C’est important de donner les outils pour que les structures s’en saisissent et qu’elles aient une certaine autonomie ensuite pour aller vers plus de sobriété”.
Il est établi que le plan de sobriété de 2022 a permis de réaliser des économies proches de 10 % des consommations d’énergie globales en France. “La sobriété est le premier pilier de notre politique et c’est un sujet sur lequel on est un petit peu moins nombreux à travailler. Beaucoup moins de choses sont mises en œuvre pour faciliter le passage à l’acte sur la sobriété que sur d’autres secteurs de la transition”, précise Hélène Gassin.
« Chez négaWatt, on parle beaucoup de sobriété organisationnelle et coopérative. Donc, évidemment, il faut que tout le monde soit partie prenante et que la transition soit juste, c’est-à-dire qu’on prenne en compte la situation des ménages ou des entreprises. Sans justice sociale, il sera difficile de faire une transition écologique”, conclut Hélène Gassin.