« On aime l’appeler le Tinder de l’orientation”, présente Wassim Benouis. Une solution qui va permettre de mettre en avant ses hard skills, donc ses compétences académiques. Pour les jeunes, cela signifie leurs notes, leurs envies, leurs ambitions.

Mais aussi ses soft skills. « On va donner l’opportunité aux jeunes de dire s’ils sont capitaines de leur équipe de football, s’ils bricolent, s’ils cuisinent le week-end, s’ils sont délégués de leur classe, engagés de manière associative ou politique.”, explique Wassim Benouis.

Pas toujours évident de communiquer sur ses compétences psychosociales lorsque l’on doit fournir un CV. C’est pour cela que StudiAva a décidé de permettre aux jeunes de pouvoir les livrer rapidement en leur posant des questions précises et puis en leur faisant des recommandations de formations.

« Aujourd’hui, toutes les informations sont disponibles sur le net. Mais il y en a tellement qu’on ne sait pas où chercher. Donc nous, on a pris toutes les formations de l’Onisep, qui est un catalogue assez riche et qui fait foi, et on permet au jeune de naviguer dans cette jungle en fonction de ses notes, ses envies, ses passions ». Il matche ainsi avec une dizaine de formations possibles.

« C’est aussi pour empêcher les parents de tomber dans le piège des écoles qui sont peu diplômantes et en même temps très chères, parce que l’école est sexy, qu’elle a un budget marketing, donc forcément, elle va attirer du jeune”, alerte Wassim Benouis.

La solution va faire aussi des recommandations de chances d’admission, pour permettre de croiser ambition et réalité. Ensuite, on peut poursuivre avec un accompagnement mené par des coachs certifiés.

L’idée est de pouvoir commenter les résultats obtenus, décrypter le profil qui a émergé mais aussi les différentes options proposées, expliquer les propositions. Mais aussi accompagner le parent, parce que le dialogue n’est pas toujours évident entre les attentes des uns et des autres. Parfois même, des conflits peuvent naître sur ces sujets d’orientation. L’idée étant donc de dialoguer tous ensemble.

« On n’a pas la main sur Parcoursup ni sur les orientations à distribuer« , précise Wassim Benouis. « Néanmoins, on a la main sur la cage dans laquelle le jeune peut s’enfermer ou non. Beaucoup se disent que médecin, avocat, ingénieur, n’est pas pour eux, que c’est réservé à d’autres. L’outil vient leur apporter sur un plateau les informations qui leur manquent pour ne pas passer à côté de leur orientation« .

« L’idée est vraiment de proposer des formations que le jeune aura vraiment choisi, pas pour suivre un ami ou parce que l’école est près de chez lui. Mais aussi de casser ces sujets d’autocensure qui sont vraiment dangereux pour l’ambition et l’avenir. Et puis d’un point de vue plus économique, c’est aussi un moyen de rediriger les jeunes vers des métiers en tension. Donc c’est aussi une vision très long terme qui va être apportée avec cet outil« , conclut Wassim Benouis.