« Vivons en forme » met en œuvre des actions autour de l’alimentation, de l’activité physique, des écrans, du sommeil, en priorité à destination des enfants, mais aussi des familles, des seniors, dans plus de 300 villes à travers l’Hexagone.

Le but étant d’accompagner les municipalités selon leurs besoins, leurs envies et selon le profil aussi de leurs habitants. Pour cela, l’association va utiliser la technique du nudge, ou technique du coup de pouce en français, des petits pas, des petites choses pour changer profondément son comportement. 

« Par exemple, Tout le monde connaît le concept de manger 5 fruits et légumes par jour”, explique Sophie Mc Gannan. “Mais ce n’est pas pour autant qu’on le fait. Donc, il vaut mieux passer de zéro à un, à deux, à trois et pourquoi pas un jour arriver à cinq, plutôt que d’essayer de forcer tout de suite et que ça ne tienne pas dans le temps. Donc nous, on essaie vraiment de changer les comportements de manière durable, petit à petit”. 

« Le nudge, c’est aussi mettre en place des rappels tout autour de nous. Si j’entends un message à l’école, puis le même message en périscolaire et encore à la maison, je vais finir par changer mon comportement, sans même m’en rendre compte”, précise-t-elle.

Ainsi, lorsque tout un écosystème est mobilisé autour d’un enfant avec cette méthodologie, il est par exemple possible, non seulement de prémunir mais aussi de faire reculer l’obésité infantile. Et il n’est jamais trop tard, c’est pour ça que l’association travaille également avec le public senior. « On peut toujours améliorer notre façon de vivre, au niveau de l’alimentation, de l’activité physique et tout ce qui est bien-être, sommeil, écran, on peut toujours agir« , insiste Sophie Mc Gannan. 

Le tout est d’être informé et d’avoir des outils ludo-pédagogiques, les clés pour agir. Chaque année, « Fédérons les villes pour la santé » forme quelques 5 000 acteurs, qui vont à leur tour toucher les familles, soit près de 300 000 personnes annuellement, via différentes actions, que ce soit dans les écoles, les CCAS et aujourd’hui, grâce au programme des 1 000 premiers jours, auprès également des acteurs de la petite enfance. 

« Notre force est de démédicaliser et dédramatiser ces questions« , explique Sophie Mc Gannan. « C’est de faire comprendre que la santé est accessible à tout le monde et qu’on a tous les moyens d’améliorer notre propre bien-être et le bien-être de notre famille. Et aussi de montrer l’importance des personnes qui sont sur le terrain, qui travaillent dans les centres de loisirs, dans les centres sociaux, souvent sous-estimées, mais qui sont des acteurs clés pour les enfants« . 

« On peut faire passer les messages de manière fun, ludique, et faire en sorte que ce soient les enfants qui deviennent eux-mêmes acteurs de la santé et grandissent avec la confiance en soi qui leur permette de pouvoir faire passer ces messages à leur tour« , conclut Sophie Mc Gannan.