Coup de Pouce a été créée il y a 40 ans par un groupe d’enseignants très vite rejoints par des chercheurs, avec l’idée de comprendre pourquoi tous les enfants ne réussissaient pas de la même manière à l’école.
“La France est tout en bas de la liste des pays de l’OCDE en termes du poids des inégalités sociales sur les trajectoires scolaires des enfants”, précise Marion Gommard. “Oui, l’école donne le même enseignement à tous, mais certains n’ont pas le bagage nécessaire pour bénéficier comme les autres des apprentissages de l’école”.
Et ça se voit dès les toutes premières années de scolarité, dans le rapport aux apprentissages de l’enfant. C’est le sens, le goût de ces apprentissages, le plaisir à les manipuler. Et puis la confiance de l’enfant dans sa capacité à réussir à l’école.
“Il y a des enfants, dès la maternelle, dès le CP, qui sont étiquetés comme le pas bon de la classe. Et donc ça, c’est terrible, ça va les suivre pour toute leur trajectoire scolaire”, raconte Marion Gommard.
Donc Coup de Pouce a créé des programmes pour agir sur ce rapport aux apprentissages, qui se construit pendant la classe, mais surtout en dehors, avec les parents, la famille à la maison ou sur le temps périscolaire après l’école et pendant les vacances.
Coup de Pouce conçoit, avec des chercheurs en éducation, des programmes périscolaires et extrascolaires, pour travailler non pas les devoirs ou refaire l’école après l’école, mais plutôt travailler sur le sens, le plaisir et la confiance de l’enfant, notamment via le jeu, en petits groupes.
« On va pouvoir plus oser prendre la parole, en prenant des risques sans vraiment en prendre parce que c’est ludique. En gagnant à des jeux régulièrement, on prend confiance en soi. Et puis, en lisant beaucoup, en faisant de la lecture d’histoires qui procure beaucoup de plaisir, on va donner envie à l’enfant d’apprendre à lire et à écrire« , explique Marion Gommard.
La force du programme, c’est qu’il va créer une alliance éducative autour de l’enfant pour sa réussite, avec les familles, les enseignants, les animateurs mais aussi la municipalité, qui a la compétence périscolaire et extrascolaire et pour qui les kits pédagogiques, les jeux sont fournis clés en matin à leurs services périscolaires, lesquels vont les utiliser dans les écoles.
D’après parents et enseignants, ce sont 96 % des enfants qui ont gagné confiance dans leur capacité à réussir, qui comprennent mieux l’intérêt des apprentissages de l’école. Et puis ce sont des parents qui comprennent aussi mieux quelle place ils peuvent avoir dans l’accompagnement de leur enfant pour sa réussite scolaire.
« Donc ça, c’est aussi très important pour nous. Ça prévient aussi le décrochage scolaire. Le plus tôt on s’y prend, le plus on a d’impact. C’est d’agir dès les premières années de scolarité, puisque c’est là que se joue une grande partie de la trajectoire de l’enfant« , conclut Marion Gommard.
















