“Pour le stockage de carbone par photosynthèse, on pense souvent aux forêts, mais l’agriculture est un énorme puits de carbone potentiel à activer dans un objectif climatique collectif”, explique Grégoire Alston.
Alors ReSoil va mesurer les impacts carbone, mais aussi une vingtaine d’indicateurs sur l’érosion des sols, la préservation, la pollution et la consommation d’eau, ou encore la biodiversité souterraine ou aérienne en fonction des pratiques agricoles mises en place sur les fermes.
Et à partir de cette mesure, l’objectif est d’identifier des leviers d’amélioration de l’impact et de trouver des pistes de financement de la transition.
Un des premiers leviers est celui de la génération de crédits carbone. Concrètement, il s’agit de proposer à des entreprises françaises de financer un agriculteur à côté de chez elles pour stocker du carbone, près de leurs bureaux, de leurs usines.
Un autre levier est celui de décarboner les entreprises qui sont liées à l’amont agricole, toujours en s’appuyant sur des agriculteurs locaux.
ReSoil travaille avec plus de 650 agriculteurs dans toute la France. Ce sont plus de 100.000 hectares dont l’impact environnemental est suivi sur la plateforme.
De l’autre coté, ce sont plus d’une centaine d’entreprises, aussi bien des grands groupes du CAC 40 que des ETI et des PME, toujours en local, « qui ont compris qu’il était temps d’arrêter avec le greenwashing, la compensation carbone à l’ancienne d’aller faire une action au bout du monde sans avoir aucun suivi ni savoir réellement ce qui est fait de l’argent« , précise Grégoire Alston. « Nous, on fonctionne en circuit court sur les mêmes territoires, on rapproche des agriculteurs et les entreprises. On créé du lien en local« .
ReSoil a reversé en 2024-2025 plus de 3 millions d’euros aux agriculteurs pour financer la transition écologique grâce à ses 100 entreprises clientes. Depuis le début de l’année 2026, c’est déjà plus d’un million supplémentaire.
“On a fait labelliser plus de 300 000 tonnes de CO2, sur des projets qui durent 5 ans, qui vont être soit séquestrées dans les sols agricoles français, soit évitées ou réduites sur ces mêmes exploitations agricoles en France”.
“Notre ambition maintenant est d’emmener des milliers d’agriculteurs dans cette démarche de transition et d’avoir toujours plus d’entreprises qui vont financer localement ces puits de carbone qui, dans le cadre de leur stratégie climat, vont réduire leurs propres émissions”, conclut Grégoire Alston.
















