Famileo est parti d’un constat personnel. Celui de Tanguy de Gélis, l’autre cofondateur qui au sein de sa famille bénéficiait d’un groupe WhatsApp pour les discussions communes. Si tous l’utilisaient, la grand-mère avait du mal à trouver ses marques avec cet outil numérique.
“Ce qu’elle aimait, c’étaient les lettres et les cartes postales qu’elle recevait auparavant. Elle avait gardé toutes celles que les enfants envoyaient autrefois régulièrement pendant leurs vacances, mais qui se sont taries avec le temps, parce que tout le monde est passé au digital”, explique Armel de Lesquen.
Famileo a commencé à rétablir ce pont entre les anciens et les nouvelles générations, dans les Ehpad et résidences service, où les deux associés avaient identifié un fort besoin de resserrer les liens. Puis la solution s’est élargie aux particuliers. Aujourd’hui, 320 000 familles utilisent l’application, soit 270 000 particuliers et 50 000 au sein des maisons de retraite, réparties dans quelques 2 500 établissements en France, mais également en Espagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, et bientôt en Allemagne et en Belgique.
Alors concrètement, avec l’application Famileo, il nous suffit de prendre une ou plusieurs photos, de marquer un petit texte, même chose pour le reste de la famille. Et de manière automatique, tous ces messages vont être transformés en un petit journal papier imprimé et envoyé par la poste au domicile de la grand-mère ou du grand-père.
“L’avantage principal, c’est simplement de pouvoir garder du lien avec quelqu’un qu’on aime. Nous, on parle de preuve d’amour. On dit que l’amour n’existe pas, seulement les preuves d’amour”, s’amuse Armel de Lesquen.
Des messages touchants qui viennent renouer un lien social qui souffre cruellement en France. Il y aurait plus de 5 millions de personnes dites en état de mort sociale, selon le cofondateur. « On n’imagine pas à quel point la solitude ronge les gens, y compris ceux qui sont tout à fait à l’aise avec le digital. »
« On dit que les nouvelles générations n’écrivent plus mais c’est faux. Il suffit de leur donner les bons outils pour qu’elles envoient toutes ces preuves d’amour, tous ces messages à leurs proches de manière régulière. Et c’est chouette parce que c’est vraiment la mission qu’on s’était donnée”, conclut Armel de Lesquen.


















