Daphné Chamard

Responsable de la transition écologique juste

, Secours Catholique

Pourquoi la transition écologique juste doit-elle se penser collectivement à travers le monde ?

Daphné Chamard est responsable de la transition écologique juste au Secours Catholique, association qui lutte contre toutes les formes de pauvreté, d’exclusion, inégalités depuis près de 80 ans en France et à l’international.

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« Au Secours Catholique, ce qui nous tient à cœur, c’est vraiment de placer au cœur de notre action la participation des personnes accompagnées et le renforcement de la capacité de tous à agir ensemble”, explique Daphné Chamard.

Parmi les différentes formes d’action, l’accompagnement à l’accès au droit, l’apprentissage du français, l’accompagnement à la parentalité, mais aussi autour de la précarité énergétique ou de l’accès à une alimentation digne.

Autre levier d’action, le plaidoyer, interpeller l’opinion et surtout des pouvoirs publics pour proposer des solutions dans la durée afin aussi d’agir sur les causes de pauvreté.

Un positionnement qui s’est enrichi il y a plus d’une dizaine d’années d’une approche écologique. « Grâce à notre réseau de partenaires internationaux, ça fait plus de 15 ans qu’on est alerté sur les conséquences des dérèglements écologiques pour les plus précaires. Au Bangladesh avec les inondations, mais aussi en Afrique avec la sécheresse ou les enjeux de la déforestation pour les peuples autochtones en Amazonie. On a compris que la transition écologique est un impératif pour lutter contre les inégalités et pour protéger les plus vulnérables, en France comme ailleurs”.

Concrètement, cela s’incarne sur des projets, par exemple, sur l’alimentation autour des épiceries solidaires, de partenariats avec des producteurs locaux pour accéder à des paniers bio. “On va aussi porter un plaidoyer pour une réorientation ambitieuse des politiques de soutien alimentaire et agricole pour que ce soit à la fois au service de la santé, de l’environnement, des paysans et des ménages les plus vulnérables”.

Sur la mobilité, ça peut aussi s’incarner sous différentes formes. Par exemple, des ateliers de vélo avec du don de vélo et de l’apprentissage de la conduite du vélo. Mais aussi des dispositifs de transport solidaire, des mobilisations locales autour de transports scolaires accessibles qui soient mis en place pour les enfants.

Sans oublier le programme international appelé “Communauté résilience”, en partenariat avec l’Agence française de développement, qui soutient 15 pays dans différents projets d’agroécologie et de défense des peuples autochtones.

Et je pense que la circulation entre ce que vivent les populations dites du Sud et puis ce que l’on vit ici est essentiel”, insiste Daphné Chamard. “Cela nous invite à avoir une réflexion commune et à se rendre compte que les décisions qu’on prend ici ont un impact là-bas et que ce qu’on est en train de vivre, d’autres sont aussi en train de vivre ailleurs. Donc il s’agit de participer à rendre le monde plus juste, plus fraternel, mais pas que pour notre petit territoire, pour l’ensemble de la planète”.

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