“Un club omnisports, c’est basiquement un club qui réunit plusieurs sports au sein de la même entité”, explique Séverine Bardaud. “À l’intérieur, on va retrouver à la fois la pratique du foot, de la natation ou encore par exemple du multisports. Et après, nous, ce qu’on porte, c’est qu’un club omnisports peut avoir un vrai impact sur son territoire”.
La Fédération Française des clubs omnisports est, effet, atypique dans le paysage, dans le sens où elle rassemble 650 clubs, qui comptent entre 2 000 et 2 500 adhérents en moyenne et quelques 880 000 pratiquants. Mais, elle n’organise pas du tout d’activités physiques.
Elle accompagne les clubs, est à l’écoute des demandes et remontées du terrain, coordonne l’ensemble des activités, et porte la structuration des sujets d’emploi, d’organisation générale et sociétaux, comme la lutte contre les discriminations, la prévention des violences, la féminisation ou encore le para sport.
“Et c’est plutôt par ce biais-là qu’on arrive à faire passer un certain nombre de messages, à porter un certain nombre de valeurs, puisque c’est cette structure qui est l’interlocuteur des institutions publiques, mais aussi des divers partenaires. Et donc, toutes les valeurs que l’on retrouve dans tous les sports, on les mêle dans un club omnisports”, précise Denis Lafoux.
« À la Fédération, on est très actifs sur ces sujets, mais on voit que c’est une question dont les clubs se saisissent d’eux-mêmes« , précise Séverine Bardaud. « On construit aussi tout ce qu’on fait parce que les clubs nous interrogent de plus en plus, ils demandent qu’on intervienne pour sensibiliser les enfants ou pour former les éducateurs. Et donc c’est un vrai sujet d’actualité « .
Le secteur sportif est, par ailleurs, un milieu, de par son côté associatif, mais aussi la proximité qu’il permet avec l’encadrement, la relation de confiance, la cohésion qui se crée au sein des associations, qui peut faciliter la prise de parole ou de contact pour aborder ces questions de société.
« Cette structure omnisports fait que l’on va être plus armés pour pouvoir répondre aux politiques publiques et aller sur des champs qui sont parfois compliqués pour des dirigeants bénévoles de clubs plus petits, d’aller sur la prévention des violences, sur la féminisation, sur le para sport. Ce sont des sujets qui peuvent être assez lourds à mettre en place pour des dirigeants. Et là, la structure omnisports fait qu’ils sont suffisamment forts, ils ont des salariés, donc ils vont pouvoir mettre en place ces choses-là”, conclut Séverine Bardaud.
















