Nicolas Breton

Responsable développement

, Viatao

Pourquoi changer nos imaginaires de voyage ? 

Nicolas Breton est le responsable développement de Viatao, une maison d’édition indépendante créée il y a 17 ans et qui publie les guides Tao, des guides de voyage engagés dans une démarche de tourisme éco-responsable.

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« Notre mission est de proposer aux lecteurs des solutions concrètes et originales pour voyager autrement, de façon durable, éthique et écologique, et de leur faire découvrir des adresses et des expériences authentiques et engagées”, annonce Nicolas Breton. 

Concrètement, dans les guides Tao, on trouve une sélection d’expériences éthiques et écologiques pour se loger, se restaurer, pratiquer des activités, mais aussi pour découvrir les initiatives de la transition écologique et sociale, ainsi que pour agir bénévolement.

Elles sont sélectionnées selon 3 grands critères que sont la qualité, le respect de l’environnement et les bénéfices pour les populations locales sur le plan social, économique et culturel. 

Et au-delà de ces bons plans, on trouve également des conseils pratiques pour préparer son voyage, des idées pour voyager dans le respect de la nature, du vivant et des populations locales, des articles culturels pour découvrir la destination, ses habitants, son environnement, sa biodiversité, des idées d’itinéraires et des informations pour se déplacer en mobilité douce, donc sans avion ni voiture. 

Deux types de guides sont proposés, des guides en format poche consacrés à une destination en particulier, comme la Drôme-Ardèche, la Corse ou encore la Catalogne, et des guides transversaux en grand format, par exemple le guide Tao France ou le guide Tao Europe sans avion, à chaque fois en format papier et numérique.

Et pour chaque guide, la maison d’édition fait confiance à un auteur différent, toujours spécialiste de sa destination, afin d’obtenir des conseils d’amis et des bons plans que seul un local peut connaître. L’idée étant de proposer un voyage basé sur la rencontre, le partage, la proximité, plutôt que sur la consommation.

Le plus important, si on veut réduire l’impact de son voyage, c’est d’aller plus près de chez soi ou de choisir des transports bas carbone”, précise Nicolas Breton. Le transport représente en effet 70% des émissions de CO2 du secteur du tourisme en France, selon une étude de l’ADEME. Et ces émissions sont principalement dues aux déplacements en avion et en voiture.

Alors pour faire levier sur les pratiques, “je pense qu’il faut vraiment, petit à petit, que l’on réinvente nos imaginaires de voyage, qu’on les propose plus sobres tout en étant désirables. Par exemple, on peut orienter vers des expériences plutôt que des destinations. Souvent, lorsqu’on pense à son prochain voyage, on se demande où on a envie d’aller. Mais on peut plutôt se demander quelles expériences on a envie de vivre. Et ça change notre façon d’aborder le voyage”. 

Parce que, en se posant cette question, c’est l’expérience qui nous amène à la destination et non l’inverse. Et l’avantage en cherchant des expériences, c’est qu’on se rend compte que ce que l’on souhaite vivre est souvent accessible dans notre propre pays. Notre idée est de réenchanter la proximité et d’essayer de chercher les plaisirs du voyage dans la lenteur, dans l’imprévu”. 

Le tourisme durable a longtemps été perçu comme contraignant et notre objectif est de montrer l’inverse, que le voyage durable peut être plus riche, plus sensible, que le voyage de demain peut être à la fois plus respectueux et plus enthousiasmant”, conclut Nicolas Breton. 

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