BoatOn, c’est un logiciel qui vient optimiser la performance technique, écologique et économique des entreprises et des flottes de bateaux, présente Bertrand Gerbaud-Morlaës.
Parti d’une expérience personnelle de tracas divers de stockage et entretien de son petit bateau sur le Lac Léman en Suisse, et ne trouvant aucune aide, le chef d’entreprise a l’idée de créer sa propre solution pour les bateaux de plaisance. A la suite d’une rencontre, il passe ensuite à la vitesse supérieure, rajoutant la corde B2B à son arc, avec plus de fonctionnalités pour une utilisation professionnelle.
BoatOn s’adresse désormais aussi à la marine marchande, aux pétroliers, navires de croisière, de transport, de fret, ou encore aux loueurs de bateaux, comme par exemple 80% des Bateaux Mouche parisiens qui utilisent son logiciel.
Au sommaire du BoatOn Book, la gestion de la maintenance, des stocks de pièces détachées, commandes et finances du navire; le management du personnel; mais aussi la digitalisation du livre de bord, document réglementaire obligatoire.
Autre fonctionnalité, celle des tableaux de bord automatisés, c’est-à-dire des graphiques automatiques qui se créent à partir de toutes les données réunies par le logiciel.
Enfin, un tableau de bord de décarbonation, cocréé avec l’ADEME, qui instruit sur les bons indicateurs à privilégier pour les professionnels, lesquels sont de plus en plus emmenés à faire du reporting RSE, qu’ils soient demandés par les pouvoirs publics dans le cadre d’appels d’offres ou imposés par la réglementation.
Professionnels et particuliers vont ainsi pouvoir obtenir de la visibilité sur leurs émissions de dioxyde de carbone, et savoir où agir. L’une des premières actions va souvent être de limiter la vitesse pour moins consommer. Autre option, le changement de moteur ou de mode de propulsion, passer à un système hybride, au gaz ou électrique.
« Mais ce n’est pas suffisant !“, estime Bertrand Gerbaud-Morlaës. “La prochaine étape est de créer une IA qui va analyser automatiquement ces données et proposer un plan de décarbonation à l’armateur”.
Aujourd’hui, 80 % des marchandises que nous achetons et consommons passent par un bateau. Le transport maritime représente environ 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. “Les regards se tournent souvent vers les nouvelles technologies, les innovations, les nouveaux modes de propulsion, les nouvelles formes de coque du bateau. Mais finalement, ce n’est pas suffisant parce qu’aujourd’hui, il y a à peu près 110 000 navires de marine marchande qui naviguent dans le monde et 900 nouveaux bateaux sont construits chaque année« .
« Si on veut entièrement renouveler les flottes avec les nouveaux modes de propulsion, il faudrait plus de 120 ans. Donc nous, on est parti du constat qu’il ne faut pas, dans un futur hypothétique, changer le bateau avec des modes de propulsion plus verts mais décarboner l’existant dès maintenant”, conclut Bertrand Gerbaud-Morlaës.