Fermes en vie a deux rôles. Le premier c’est d’aller trouver les gens qui sont intéressés pour investir dans des projets à visée environnementale. Ils sont 2500 personnes à ce jour. Et de l’autre côté, FEVE a pour tâche de bien choisir les agriculteurs qui veulent s’installer. Il faut un projet qui tienne la route d’un point de vue économique et conforme à la charte agroécologique fixée, qui va plus loin que le simple respect des normes du label agriculture biologique français.
Depuis la création de FEVE, ce sont une soixantaine d’agriculteurs et d’agricultrices qui se sont installés dans une quarantaine de fermes à travers la France. L’objectif serait une quarantaine d’installations d’ici à la fin de l’année et, d’ici un à deux ans, d’arriver avec une centaine de créations ou reprise d’activité par an.
“Aujourd’hui, on a un problème dans le monde agricole, c’est que de plus en plus de personnes partent à la retraite avec assez peu de personnes qui les remplacent”, explique Vincent Kraus. “Par conséquent, des fermes disparaissent, à moins d’aller vers un agrandissement qui s’accompagne souvent d’une simplification des pratiques, pas forcément en adéquation avec les valeurs environnementales. On a besoin d’agriculteurs et d’agricultrices en nombre pour pouvoir produire notre alimentation le plus sainement possible. Et donc notre rôle, c’est vraiment d’essayer de faciliter ces installations”.