Clémence Vaugelade

Directrice générale adjointe

, FAIR

Pourquoi placer son argent dans de l’épargne solidaire participe à faire changer le monde ?

Clémence Vaugelade est directrice générale adjointe chez FAIR, association qui regroupe des banques, des sociétés de gestion, des ONG, des entreprises sociales qui ouvrent leur capital aux citoyens, qui travaillent ensemble pour promouvoir et développer la finance à impact et l’épargne solidaire en France, mais aussi dans le monde.

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Il existe aujourd’hui trois canaux d’épargne solidaire.

Le premier est celui de l’épargne salariale solidaire. Tous les Français peuvent épargner sur ce qu’on appelle des fonds solidaires ou une partie du Fonds va permettre de financer des projets à forte utilité sociale.

Il y a aussi le canal bancaire et assurantiel. On peut épargner sur des produits d’épargne solidaire via sa banque ou son assurance, où il existe une diversité de produits, par exemple les livrets de partage. Ça consiste tout simplement à accepter contractuellement qu’une partie des revenus de son livret va être versée à une association de son choix.

Le troisième canal, c’est ce qu’on appelle l’actionnariat solidaire. L’épargnant va prendre en direct des parts sociales, investir directement dans des entreprises sociales, qui ouvrent leur capital aux citoyens. Et dans ces entreprises-là, on va retrouver une diversité d’acteurs qui vont intervenir sur différents champs : le mal logement, l’agriculture biologique, les énergies renouvelables. Et ce sont souvent des coopératives, des acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Pour nous aider dans nos choix, FAIR (Financer, Accompagner, Impacter, Rassembler) gère depuis 25 ans un label d’épargne privée, le label Finansol, qui labellise des produits financiers qui sont des produits d’épargne solidaire, qui vont permettre notamment aux épargnants de reconnaître les différents produits d’épargne solidaire, mais aussi d’avoir un gage de transparence et d’utilité sociale du produit financier.

Une épargne solidaire qui, en 2023, a permis concrètement de loger plus de 2000 personnes dans des habitats décents, de convertir plus de 2600 hectares à l’agriculture biologique, de soutenir aussi les agriculteurs qui font de la conversion bio. Et puis de financer aussi le développement puisqu’une partie des entreprises flèche les financements vers des coopératives agricoles en Afrique, en Amérique latine, en Asie , pour financer le développement via la microfinance par exemple.

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