L’environnement social et familial pèse lourdement dans le parcours de réussite d’un jeune. « Les études PISA montrent que, sur environ 80 pays analysés, nous sommes l’un des plus inégalitaires en termes d’accès au savoir, malgré la gratuité de notre système scolaire”, précise Christine Genin.
Deux vecteurs importants d’inégalité ont été observés, la culture et l’accès au monde professionnel. En effet, quand un jeune issu d’un milieu privilégié va, en dehors de l’école, pouvoir bénéficier de sorties culturelles, de voyages, de connexion avec des personnes très différentes, un fossé va se creuser avec ceux issus de quartiers défavorisés.
Même chose en ce qui concerne l’accès au monde professionnel, puisque que ce sont les contacts, le réseau, la possibilité de découvrir des formations, d’être aidé pour son orientation, qui vont changer la donne.
C’est pour cela que Culture prioritaire a conçu des parcours sur une année scolaire complète, voire plusieurs, pour accompagner des jeunes de 13 à 25 ans issus de quartiers prioritaires dans leur parcours d’études, en leur proposant des programmes qui peuvent varier de 50 à 80 heures annuelles, selon leur âge et le contexte.
Des programmes basés sur l’ouverture culturelle et professionnelle, avec des séances interactives, des ateliers d’expression écrite et orale, des sorties culturelles et des voyages de fin d’année, en partenariat avec les institutions culturelles et d’autres associations, mais aussi avec l’entreprise.
“Les jeunes vont pouvoir découvrir tout un tas de métiers dont ils n’avaient absolument pas connaissance, et qui évoluent en permanence”, explique Christine Genin. “Et cette rencontre avec le milieu professionnel va avoir un impact décisif, même sur l’autocensure ou encore sur les espoirs”.
“Un de nos premiers objectifs, c’est qu’ils arrivent à trouver des études supérieures qui leur correspondent, tout simplement parce qu’il y a un rapport de 1 à 5 entre un élève qui va sortir du système scolaire sans diplôme et un qui va avoir un diplôme. Le but des études, c’est d’abord, il me semble, de favoriser des capacités d’adaptation à différents environnements. Et ça, c’est décisif”, conclut Christine Genin.