Dans l’immense majorité des familles, les devoirs, et en particulier les révisions, sont source de tensions. C’était le cas pour Pierre-Alexis Voisin et son associé Antoine Pointillart, mais aussi chez leurs proches et les proches de leurs proches, lorsqu’ils commencent à les interroger.
Alors, ils ont l’idée de créer Baobab, pour permettre aux enfants de réviser de manière ludique, motivante et efficace sur une application, tout en faisant en sorte que les parents puissent rester informés, mais en cessant d’être le gendarme des révisions.
“La tonalité qu’on a souhaité donner à Baobab, c’est le côté déculpabilisant. On est tous parents, on vit tous la même chose, on est tous dans la même galère, donc on n’est certainement pas dans le jugement”, insiste Pierre-Alexis Voisin.
Concrètement, l’application part de la leçon de l’enfant, lequel va prendre en photo son propre cours, même si ce sont des notes manuscrites ou des pattes de mouches. Ce cours va être ensuite analysé par l’application qui va en extraire les éléments à retenir et va ainsi créer un parcours d’apprentissage personnalisé, ludique et motivant, qui commence par des petites fiches de révision pour pouvoir apprendre par petits morceaux plutôt que de se retrouver devant la leçon dans son intégralité.
On va ensuite passer à une sorte d’échauffement d’acquisition du contenu, sous forme de questions à choix multiples et exercices assez simples comme des textes à trous ou, pour les langues étrangères, faire coïncider des paires de mots dans les deux langues.
Enfin, on va arriver sur des questions ouvertes pour lesquelles il faudra un peu rédiger pour répondre, plus proche de ce que va demander l’enseignant le jour de l’examen.
Le tout pouvant être effectué en autonomie par l’enfant. “La motivation vient de la gamification qu’on a mis dans l’application”, explique Pierre-Alexis Voisin. “Un enfant qui travaille gagne des petites pièces qui peuvent être échangées contre des cartes à collectionner et des avatars”.
“Mais il y a aussi cette motivation qui vient chez l’enfant du fait d’avoir bien appris, d’avoir été capable de le faire seul et d’être fier de soi. Et ça créé la motivation pour la prochaine révision”.
Baobab s’est par ailleurs associé à la Fondation Content Square pour proposer des possibilités supplémentaires aux enfants présentant des troubles dys, autour d’un mode d’aide à la lecture, en permettant d’espacer les caractères et même les lignes, de surligner les syllabes, d’avoir le choix d’une police d’écriture adaptée.
Une aide qui s’avère finalement utile à tous les enfants. “On a des enfants qui parfois, quand ils sont fatigués, activent le mode d’aide à la lecture et puis l’enlèvent quand ils se sentent un peu mieux, un peu plus frais. Donc ça va bien plus loin que les enfants dys. Ça s’adresse à tous en fait« , concnlut Pierre-Alexis Voisin.


















