« C’est une plateforme de mise en relation, créée avec un ami d’enfance, qui permet à un étudiant de pouvoir être aidé par quelques courses, par un particulier, une famille, des retraités ou même des étudiants qui décident de s’engager pour aider eux-mêmes d’autres étudiants qui peuvent être dans le besoin”, expose Florian Rippert.
Un concept de parrainage / marrainage qui a déjà permis d’aider plus de 20 000 étudiants dans toute la France, grâce à la générosité de plus de 10 000 personnes.
L’aide alimentaire est le point d’entrée, mais le concept permet surtout de créer du lien social entre l’étudiant et la personne qui va l’aider.
Une idée qui a germée à la sortie du confinement, en 2021, alors justement que le lien nous avait tant manqué et que la France découvrait les files d’attente de distribution alimentaire, composées majoritairement d’étudiants.
“Pour le contexte, j’étais responsable communication et marketing à ce moment-là dans des écoles de commerce”, raconte Florian Rippert. « Je me suis rendu compte que de nombreux étudiants étaient concernés, même quelques uns que je côtoyais au quotidien au sein de mes écoles. Ils mangeaient avec moi le midi, mais pouvaient sauter des repas le soir, et j’étais à des années lumières de m’imaginer tout ça”.
Pas de modèle associatif aux débuts de StudHelp, simplement l’idée de créer du lien et de l’aide via les réseaux sociaux. “Mais malheureusement ça a explosé très rapidement, et dès qu’on a lancé le site internet en mars 2021, on a reçu plus de 400 demandes d’étudiants en même pas une semaine, qui ne venaient pas que de Paris comme initialement prévu”. Les messages affluent de Lille, Marseille, Toulouse, Lyon.
Aujourd’hui, StudHelp est non seulement disponible en ligne, mais organise aussi des évènements et des rencontres à travers la France. L’association a également noué de nombreux partenariats avec des fondations et entreprises. Mais aussi créé Les Repas solidaires, réalisant il y a deux ans que plus de 70% de ses bénéficiaires passaient les fêtes de fin d’année seuls et leur permettant ainsi de fêter le Réveillon chez des particuliers. Ce sont 600 repas la première année, plus d’un millier la seconde, fin 2025.
Un guide a par ailleurs été créé pour les étudiants, où ils peuvent retrouver toutes les aides pour lesquelles ils peuvent être éligibles en santé mentale, accès au logement, précarité menstruelle, employabilité. « Donc on essaie vraiment d’être, au-delà d’une plateforme de mise en relation, également une association d’écoute pour les étudiants et une grande famille« , précise Florian Rippert.
« C’est ça qui est top aussi et c’est ce qui nous motive à continuer, c’est que ces étudiants sont considérés comme des membres de leur famille par les donateurs« .
« L’engagement citoyen aujourd’hui, c’est vraiment la force du projet de Studhelp. Et force est de constater que les gens sont très généreux en France et ont toujours envie d’aider les étudiants qui sont dans le besoin, et ce malgré l’inflation. Et chaque année, on a des milliers et des milliers de nouveaux donateurs qui s’inscrivent« , conclut Florian Rippert.

















