Après avoir cofondé plusieurs entreprises technologiques en Afrique, Romain Diaz a voulu mettre le financement au service de projets à impact. « C'est clairement le nerf de la guerre, c'est mobiliser plus de capital vers les solutions », explique-t-il.
Satgana a donc été créée en 2020 et a déjà permis d'investir dans 30 start-up réparties dans 16 pays, sur des secteurs aussi variés que l’énergie, l’agriculture, la mobilité ou l’économie circulaire.
Mais encore faut-il identifier les projets capables de grandir tout en produisant un impact positif. Satgana a ainsi analysé 6 000 start-up pour ne retenir que celles présentant le plus fort potentiel commercial, environnemental et humain. Parmi elles, Voltiris, une entreprise suisse qui développe des filtres spectraux pour les serres, permettant de produire de l’électricité solaire tout en laissant passer la lumière nécessaire aux cultures. Depuis l’investissement de Satgana, son chiffre d’affaires a été multiplié par environ 20 en deux ans.
Au-delà du financement, la firme accompagne les entrepreneurs dans leur stratégie, leur développement et la mesure de leur impact. En 2025, les start-up de son portefeuille ont notamment permis de valoriser plus de 2 000 tonnes de déchets et de contribuer à éviter ou réduire plus de 10 000 tonnes de CO₂, selon Romain Diaz. L’enjeu est de faire émerger des entreprises capables de devenir des acteurs majeurs de leur secteur, sans dissocier réussite économique et bénéfice environnemental.
Satgana souhaite désormais mobiliser davantage de capitaux et développer de nouveaux fonds dédiés à l’Europe et à l’Afrique. Un engagement qui prend tout son sens alors que les enjeux climatiques peuvent perdre de leur visibilité dans les agendas politiques et économiques. « On est convaincu que les enjeux du climat ne sont pas juste des modes, pas seulement des cycles », affirme Romain Diaz. Pour lui, investir dans ces solutions relève d’une vision de long terme, indispensable face à l’ampleur des défis environnementaux.











