Face à l’augmentation des factures d’énergie, agir n’est pas toujours simple. Le sujet reste complexe pour de nombreux Français. Avec Liberté Watts, Guillaume Faure a choisi de miser sur le jeu pour inciter les consommateurs à modifier leurs habitudes. « Notre mission, c’est de permettre à n’importe qui de faire des économies d’électricité en s’amusant », explique-t-il. L’application entend ainsi rendre la transition énergétique plus concrète et accessible.
Gratuite, l’application se connecte au compteur Linky du foyer pour suivre sa consommation et proposer des défis presque quotidiens. L’objectif étant de réduire ses dépenses aux heures où le réseau électrique est le plus sollicité, notamment le matin et en début de soirée. Les utilisateurs gagnent des points lorsqu’ils diminuent leur consommation pendant ces périodes. Ils peuvent ensuite convertir leur cagnotte en cadeaux chez des partenaires ou en virement bancaire.
Aujourd’hui, selon Guillaume Faure, les utilisateurs de Liberté Watts réduisent leur consommation d’énergie de 8 à 10 %, soit 80 à 100 euros d’économies annuelles sur une facture moyenne de 1 000 euros.
Au-delà du budget des ménages, l’enjeu est aussi environnemental. Si la production électrique française est largement décarbonée, les centrales à gaz et à charbon sont davantage sollicitées lors des pics de consommation. Décaler le lancement d’une machine à laver ou adapter certains usages peut donc contribuer à limiter les émissions de CO₂.
Liberté Watts redistribue une partie des revenus générés par les économies réalisées au bénéfice du réseau électrique, afin de récompenser les particuliers qui acceptent de décaler leur consommation.
Les défis permettent de comprendre concrètement l’impact de ses gestes, tout en faisant évoluer ses habitudes. « Le plus difficile, c’est le passage à l’action », souligne-t-il. Le jeu devient alors un moyen de sensibiliser les consommateurs et de les engager durablement dans la transition énergétique.
« Aujourd’hui, il faut aller un cran plus loin. Et essayer d’éviter de consommer pendant les périodes de surcharge », conclut Guillaume Faure.











