L’outil a été cocréé avec le Centre de recherche en neurosciences de Lyon. Glaaster analyse le profil cognitif d’un apprenant pour adapter les supports : police de caractères, espacement entre les lignes, les mots et les lettres, mais aussi lecture vocale, quiz ou cartes mentales. « Glaaster, c’est un outil pour venir détecter les besoins individuels et y appliquer une correction qui, elle aussi, est individuelle », explique Antoine Auzimour.
Déployé dans les établissements scolaires, les centres de formation et l’enseignement supérieur, l’outil permet de proposer plusieurs versions d’un même document selon les besoins des élèves. « Si dans une classe, il y a 10 besoins spécifiques, il y aura bien 10 versions grâce à Glaaster. »
L’objectif est notamment de réduire les difficultés liées aux troubles de l’apprentissage. La dyslexie touche 8 % de la population et plus de 60 % des personnes atteintes d’un trouble de l’apprentissage en présentent au moins un autre.
Glaaster est déjà déployé dans plus de 80 établissements. L’outil est accessible à plus de 150 000 élèves. L’objectif est désormais de poursuivre l’intégration de Glaaster dans les logiciels utilisés par les établissements et de développer les fonctionnalités liées à l’intelligence artificielle.
Au-delà de l’adaptation des supports scolaires, Glaaster veut aussi aider les élèves à retrouver confiance dans leurs capacités. « Si l’apprentissage demande moins d’efforts, on apprend plus vite, on apprend mieux, on se sent moins dévalorisé et on va plus loin », conclut Antoine Auzimour.











