Pourquoi mieux financer l’éducation ? 
Finance

Sara Reynaud

Fondatrice — My Moojo

Pourquoi mieux financer l’éducation ? 

10:53·20 octobre 2026

Sara Reynaud est la fondatrice de My Moojo, une plateforme qui met en relation les acteurs de l’éducation et des financeurs pour permettre à leurs projets de se développer. 

Moins de 1 % des acteurs dans l'éducation ont accès à des financements. Face à ce constat, My Moojo veut créer une alternative aux financements traditionnels et accompagner les projets « du don à l'investissement ». Un enjeu majeur pour un secteur qui, selon Sara Reynaud, représente 6,8 % du PIB français. 

Au-delà de l'argent, le financement participatif doit aussi permettre aux porteurs de projets de gagner en visibilité. « Donc vraiment, ça permet de structurer un projet et d'accélérer », explique-t-elle. My Moojo travaille notamment avec des incubateurs pour aider les acteurs de l’éducation à mieux présenter leur projet et à aller rapidement à la rencontre du marché. 

Pour Sara Reynaud, cette approche doit permettre de faire émerger des initiatives qui resteraient autrement dans l'ombre. « Et donc, l'intérêt pour la société, c'est de projets qui puissent voir le jour, même pour des petits publics. » Car, insiste-t-elle, « pour moi, il n'y a pas de petit projet ». 

My Moojo a déjà collecté plus de 300 000 euros au service de l’éducation et veut désormais changer d’échelle. « L'éducation, c'est quand même l'arme la plus puissante pour changer le monde », affirme Sara Reynaud. L’ambition est désormais de « briser ce plafond de verre » et de prendre « le leadership du financement de l'éducation » en France comme en Europe. 

Florence Jaillet
Journaliste impact.info
Publié le 20 octobre 2026