En France, près de 100 000 chauffeurs de VTC (voiture de transport avec chauffeur) sont concernés par les évolutions de leur statut professionnel. Après cinq ans passés à travailler dans ce secteur et à rencontrer des milliers de chauffeurs, Dany El Oubari a constaté une précarité grandissante et un accès limité aux droits sociaux. « Ce sont les chauffeurs qui nous ont fait part en tout cas de leurs difficultés et on essaie de trouver des solutions », explique-t-il.
Avec INCOM, les chauffeurs peuvent signer un contrat à durée indéterminée (CDI) d’entrepreneur salarié tout en continuant à travailler via les principales plateformes. La solution leur fournit une application pour gérer leur activité et leurs démarches administratives. Surtout, ce statut leur permet de cotiser pour la retraite et le chômage, de bénéficier d’une mutuelle, de congés payés et d’arrêts maladie. Les bulletins de paie peuvent également faciliter l’accès au crédit et le financement de projets personnels.
INCOM entend ainsi faire reconnaître le statut d’entrepreneur salarié comme une réponse possible à la directive européenne sur le travail des plateformes. L’entreprise a notamment été auditionnée dans le cadre des travaux préparatoires à la transposition de cette directive en droit français. Elle a également lancé à Paris une « pétition car », une berline permettant aux citoyens et aux chauffeurs de signer une pétition pour donner de la visibilité à cette évolution réglementaire.
L’enjeu est désormais de convaincre les institutions de s’emparer de cette solution déjà opérationnelle. « On veut que la France montre l’exemple de ce côté-là », affirme Dany El Oubari. Cette démarche permet de faire évoluer les droits des chauffeurs sans renoncer à la souplesse de leur activité indépendante.











