Face aux balais industriels en plastique, le couple défend une alternative locale et durable avec La Balaiterie. « Quand le balai se détruit, ça retourne à la nature », explique Arnaud Gabriel. Le sorgho demande notamment trois fois moins d’eau que le maïs. Il permet de fabriquer un objet qui peut durer « 15, 20 ans facilement » s’il est bien entretenu.
Pour relancer ce métier, les deux entrepreneurs ont dû retrouver les machines et les gestes d’un des derniers balaitiers de France. Cette expérience leur a fait mesurer la fragilité de ces savoir-faire. « En France, on a un sacré savoir-faire qu’il faut sauvegarder à tout prix », estime Arnaud Gabriel. Il ajoute : « Si personne ne veut reprendre la suite, ce sont des métiers qui sont oubliés ».
Pour lui, la transition écologique peut justement offrir une nouvelle chance à ces métiers manuels. Ce sont des métiers « assez durs », mais aussi « créatifs ». Ils permettent de retrouver un autre rapport au temps. « On travaille à notre rythme et rien que ça, c’est très agréable », témoigne-t-il.
« Les jeunes aujourd’hui peuvent faire de belles choses. Il y a de beaux métiers à relancer, de belles activités à développer », estime pour sa part Marie-Laure Gabriel.
À travers leurs visites d’atelier, le couple cherche aussi à transmettre ce patrimoine. Derrière un objet aussi banal qu’un balai se cache un savoir-faire complexe. « Il n’y a pas plus simple comme objet. Mais quand on explique comment on le fabrique, tout le travail qu’il y a autour, les visiteurs sont enchantés », concluent-ils.











