L’association a été créée en 2006 à Vénissieux, près de Lyon, après les révoltes qui ont suivi la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois. Positiv est née d’un constat : l’exclusion professionnelle et l’éloignement du marché du travail pouvaient nourrir un sentiment de mise à l’écart. « Si les gens sont parfois victimes de discrimination, c’est peut-être plus facile de trouver des clients qu’un employeur et donc on va les aider à créer leur entreprise », explique Claudia Ruzza.
Depuis, l’association s’est développée dans 170 quartiers en France. Elle accompagne les habitants à chaque étape de leur projet, de l’idée à la création. Elle travaille aussi sur la confiance et la motivation. En 20 ans, elle a accompagné environ 30 000 personnes et contribué à 13 000 créations d’entreprises.
Les projets sont principalement liés à l’économie de proximité, c’est-à-dire le bâtiment et les travaux publics (BTP), le transport, la boulangerie, la coiffure, la restauration ou encore les services. « On accompagne des projets de l’économie de proximité, de la vie, du quotidien parfois qui sont vus comme de petits projets, mais en réalité qui ne le sont pas du tout », souligne Claudia Ruzza.
Pour la directrice générale, l’entrepreneuriat permet aussi de changer le regard porté sur ces territoires. Selon les estimations, 25 % des habitants de ces quartiers seraient dans une dynamique entrepreneuriale. « On évoque très peu la vie normale » des quartiers, regrette-t-elle. Les quartiers, ce sont aussi des « gens qui vivent, qui créent, qui travaillent, qui produisent et qui finalement font tourner une partie de la France, tout simplement », conclut Claudia Ruzza.











