L’isolement ne concerne pas uniquement les personnes sans domicile. Il touche aussi des étudiants, des familles hébergées en urgence ou des personnes qui vivent seules, parfois sans que personne ne s’en aperçoive. « Quand on demande à une personne en précarité, une personne sans domicile fixe de quoi tu as besoin en premier, 52 % d'entre elles vont répondre qu'elles ont besoin de discuter, de parler. » Pour répondre à ce besoin, Entourage propose notamment une application de rencontres et d’échanges, ainsi qu’un programme pour recréer un réseau professionnel.
L’association accompagne aussi les entreprises qui souhaitent mobiliser leurs salariés. Ateliers cuisine, sport, maraudes ou rencontres sont autant de prétextes pour faire se rencontrer des personnes qui se côtoient parfois sans jamais se parler. Car si les entreprises veulent s’engager, le passage à l’action reste difficile. « Tout le monde veut s'engager, mais très peu passent à l'acte », constate Claire de La Roncière. Depuis ses débuts, Entourage a sensibilisé et permis à plus de 19 000 personnes d’agir.
L’enjeu est aussi de faire évoluer les comportements dans la durée, au travail comme dans la vie quotidienne. Et cela peut commencer par un geste simple : « Demain matin, la personne que vous croisez tous les jours devant votre bureau, devant votre boulangerie, en allant au travail, souriez-lui si vous ne le faisiez pas, voire, demandez-lui son prénom, c'est un petit moyen, mais ça change vraiment le monde, » conclue Claire de La Roncière.











