Le plastique est, comme l'explique Isabel Thoma, fabriqué dans un environnement artificiel à partir de molécules synthétiques. Ce matériau - comme on le sait depuis longtemps - pose des problèmes en matière d'élimination. Trop peu de plastique peut être recyclé et trop de déchets se retrouvent dans l'environnement, causant des dommages. Traceless est une entreprise qui a mis sur le marché une meilleure solution.
Lors de la production de denrées alimentaires ou de bioéthanol, des résidus végétaux sont générés. Au lieu de les jeter, comme c'est souvent le cas, Anne Lamp a développé une théorie pour le traitement de ces restes. Grâce à son procédé, un nouveau matériau est créé à partir des résidus végétaux, qui constitue un substitut naturel au plastique. Elle a ensuite fondé à Hambourg la start-up Traceless, qui est devenue une petite entreprise industrielle avec un marché mondial.
Traceless signifie sans traces. C'est le grand avantage de nos matériaux, qui sont conçus pour s'intégrer dans le cycle biologique. Cela signifie qu'ils sont d'origine 100 % naturelle et qu'après utilisation, ils ne laissent aucune trace nocive.
Isabel Thoma souligne que le matériau fabriqué sous forme de granulés n'est ni du plastique ni du bioplastique. C'est une toute nouvelle catégorie.
Le terme techniquement correct est 'matériau polymère naturel', c'est-à-dire une substance naturelle qui s'est formée au niveau moléculaire dans la nature. Ce que nous faisons, c'est : nous prenons des molécules naturelles qui ont poussé dans la plante, nous les extrayons de ces résidus végétaux et les utilisons telles quelles dans nos matériaux.
On ne voit pas la différence avec les plastiques et ce matériau présente également de nombreux avantages, selon Thoma.
Un matériau naturel extrait de l'environnement peut être restitué à la nature sans risque de pollution après utilisation.
Le processus économe en énergie de fabrication du matériau réduit les émissions de gaz à effet de serre.
Sur le plan économique, ce matériau local et naturel peut favoriser l'indépendance vis-à-vis des matières premières fossiles.
biodegradable, peut être composté
Pour promouvoir l'utilisation de ce matériau, il faut, comme le sait Isabel Thoma, un changement dans les règles. Le plastique est - malgré l'augmentation des prix - toujours moins cher que les matériaux naturels, comme celui de traceless. Une régulation du prix du CO2 est également une possibilité pour inciter les entreprises à investir dans des matériaux biologiques.











