Le tiers-lieu Mirasou dispose de 200 m² de locaux avec un espace de coworking, une salle polyvalente et une épicerie. Un grand bâtiment doit prochainement accueillir un gîte, deux logements et une cuisine professionnelle. Le lieu développe également un verger-potager agroécologique, sans intrants, qui a produit deux tonnes de légumes l'an dernier et pourrait atteindre trois tonnes cette année.
La biodiversité constitue un autre axe fort du projet. 1 300 arbres ont été plantés pour recréer des continuités entre les espaces agricoles et la forêt. Le tiers-lieu travaille également à préserver les zones humides et à développer les habitats pour la faune sauvage.
Mais Mirasou se veut avant tout un lieu de transmission. Les pratiques agroécologiques côtoient l'écoconstruction, l'économie circulaire et le réemploi des matériaux. « Tous nos locaux ont été réalisés avec 80 % de matériaux de récupération », précise Philippe Guilbaud.
Cette volonté de transmettre s'est aussi concrétisée avec la création d'une École de la transition écologique, qui accueille notamment des jeunes en décrochage scolaire et professionnel. En trois ans, les deux associations liées au projet ont créé cinq emplois et accueilli plusieurs centaines de bénévoles.
Le tiers-lieu est ainsi devenu bien plus qu'un lieu de vie. « Me contenter de vivre dans un éco-lieu, ce n'est pas suffisant. Il faut qu'il y ait un engagement dans la transformation sociétale », insiste Philippe Guilbaud. Car pour lui, cette transformation passe aussi par l'ancrage local : « Il faut apprendre à s'insérer dans le territoire et à y participer en toute modestie, mais avec l'envie d'apporter les idées et d'être acteur du changement que nous voulons pour le monde », conclut-il.
Le tiers-lieu Mirasou est une initiative qui nous a été suggérée par l'Opération Milliard, dont une des missions est de rendre visible les organisations de la Transition juste.
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