Face aux limites des méthodes d’évaluation actuelles, l’opération milliard a souhaité élaborer une approche mieux adaptée aux transformations sociales et environnementales. Pour l’organisation, la valeur sociale consiste à « consolider les solidarités, protéger l’accès aux biens essentiels, renforcer les capacités territoriales et favoriser la résilience face aux chocs ».
Les outils existants évaluent souvent des projets isolés ou des indicateurs économiques, sans prendre suffisamment en compte les dynamiques collectives. « Il était assez difficile d’avoir une méthode existante aujourd’hui qui permettait à elle seule d’appréhender toute la complexité des changements sociaux et environnementaux », explique Leïla Bordier-Randera. « La mesure, c’est un outil de compréhension des trajectoires de transformation. »
Pour construire cette méthode, l’opération milliard a réuni des acteurs associatifs, des fonds d’investissement et des experts de l’économie sociale et solidaire. L’objectif est de combiner des indicateurs communs à toutes les structures financées avec des indicateurs coconstruits, adaptés à chaque projet et à son territoire.
Au-delà du suivi des financements, cette démarche vise à simplifier les exigences imposées aux structures. « Ce qu’on défend, c’est qu’il y ait des indicateurs communs entre financeurs et que les structures ne soient pas obligées de répondre à des indicateurs qui ne leur servent pas. »
Une méthode appelée à évoluer au fil des retours d’expérience.
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