Le label Réseau des rivières sauvages distingue des rivières dont le fonctionnement naturel est resté intact ou a été restauré. Au-delà de la qualité de l'eau, il prend en compte la biodiversité, l'hydromorphologie, les paysages ou encore l'engagement des acteurs locaux. « Pour labelliser une rivière, il faut qu'il y ait une volonté locale, un intérêt à ce que cela se fasse », précise Laurent Dégrave.
Le réseau accompagne également les territoires à travers le programme Graines de rivière sauvage, qui sensibilise les jeunes générations grâce à des projets artistiques et des sorties de terrain. L'objectif est de recréer un lien avec ces milieux naturels. « On protège bien ce qu'on connaît bien », explique-t-il.
Préserver ces rivières permet en effet de maintenir les nombreux services écosystémiques de ce milieu particulier. Elles rafraîchissent les territoires, limitent les crues, stockent l'eau et fournissent une eau de meilleure qualité. « Si on préserve une rivière, c'est-à-dire qu'on est en amont et pas dans la réparation, on va pouvoir aussi anticiper les effets du changement climatique dans ces endroits ».
« L'intérêt aujourd'hui est d'essayer de vraiment se reconnecter à ce milieu-là », conclut Laurent Dégrave.











